Été 2026

Du samedi 4 juillet au vendredi 10 juillet

Alain DURAND

Peinture

« A la fin des années 70, je quitte ma Nièvre natale pour faire des études de droit à l'université Orléans. 

Très rapidement, la passion pour le dessin va reprendre le dessus et je vais rapidement intégrer l’Éducation nationale comme professeur de dessin dans un lycée technique de la banlieue parisienne puis comme enseignant en arts appliqués.

Ma formation artistique va se faire en autodidacte, en fréquentant les galeries ou salons parisiens où je vais découvrir mes « maîtres » : Poumeyrol, Velicovick, Poirier ... ou d'autres comme Ernest Pignon Ernest.

La BD aura également une influence notable sur mon travail : les premières éditions du festival d'Angoulême, les années des revues « À suivre » ou « Métal Hurlant » vont marquer mon approche du dessin avec des grandes figures comme Moebius, Bilal, Hugo Pratt.

Ma démarche est plutôt centrée autour du dessin (divers outils encre, acrylique...) avec des sujets qui ont un « vécu ». Ce vécu s'inscrit dans une dimension poétique, nostalgique en particulier lorsque le sujet choisi est investi par les éléments naturels. Une démarche qui relève plus de l'expression que du souci de réalisme ...

Ma pratique artistique est assez variée, allant du dessin, en général au stylo-bille, à la peinture acrylique sur toile, ou à la gravure essentiellement en pointe sèche. »

La barque rouge

Mathilde MILLOT

Peinture

« La peinture devenant depuis mon enfance une véritable passion m'amènera à exposer en 1995.

De formation en partie autodidacte, j'ai complété mes compétences personnelles par des stages dont un mené par l'Artiste Ben-Ami Koller.

Ma technique favorite a été longtemps le pastel sec m'offrant la spontanéité d'exécution et le plaisir tactile avec la matière dans un style figuratif.

Depuis 2012, l'abstraction me libère du dessin et permet à mon imagination de créer des compositions abstraites lyriques tout en privilégiant la matière et l'harmonie des couleurs. Le pastel gras se fait discret venant, à quelques endroits, couvrir la peinture acrylique sur toile préalablement enduite. »

Composition 79

NOTSEIG

Photo et Peinture

« Artiste peintre figuratif autodidacte, mon travail inspiré de l’architecture, du minimalisme, ainsi que de quelques influences street art, s’articule autour d’une idée de réparation.

La transmission de l’espoir, du courage d’oser exister est mon moteur.

Ma recherche s’articule autour de l’émotion brute et de la réparation de soi, personnifier par « Not », petit être sensible, et fort présent dans chacune de mes créations. »

Waiting machine

Kossi TRAORE

Sculpture

Kossi TRAORE, né au Burkina-Faso, artiste, sculpteur et fondeur de bronze.

« Je suis fondeur de bronze à la technique ancestrale de la cire perdue, procédé qui existe depuis 2000 ans avant Jésus-Christ, j'ai été initié par mon père dès l'âge de 7ans.

Après plusieurs expositions en Afrique de l'ouest, en Europe et jusqu'au Canada, je partage ma vie entre ici et ailleurs.

Dans mon travail, je me suis engagé à faire mes créations personnelles pour dépasser les automatismes de l'artisanat local pour remettre en question et élargir ma pratique de Sculpteur-Fondeur et développer mes œuvres artistiques.

Ma création repose autour de la vie quotidienne, de mes imaginations, de mon langage, des formes modernes et contemporaines.

Par mon travail, je cherche à apaiser les tensions et rappeler les valeurs du savoir-vivre ensemble avec nos différences culturelles, religieuses, sexuelles et tout ce qui va avec. »

Danseuse

Du samedi 11 juillet au vendredi 17 juillet

Philippe ALLIET-DELACROIX

Photographie et peinture

  C'est l'histoire renouvelée de la fuite du temps et de l'espace ; celle d'un fantôme qui cherche à échapper à l'objectif, un fantôme dont, de toute façon, le temps effacera les couleurs vives du présent.

  Comme le désir se dilue et s'efface, l'image perd peu à peu ses couleurs. Dans la série Évolution-dilution Philippe ALLIET-DELACROIX a voulu exprimer cette fuite inexorable. La femme s'échappe du cadre par tout moyen. Le flou est ici fugue, envol, disparition. La nudité nous renvoie à notre origine et à notre destin.

Evolution-dilution n°1

Nelly CARNET

Peinture

Peintre professionnelle, Nelly CARNET est autodidacte. Elle a commencé à peindre à l’âge de 16 ans après sa découverte de la peinture à la maison familiale pendant son enfance : dessin, aquarelle, peinture à l’huile figurative réalisée par des artistes de passage. C’est à 14 ans qu’elle découvre l’abstraction qu’une peintre lui fait découvrir à travers son propre travail en lui conseillant de commencer à peindre. L’abstraction est vécue comme une révélation.

Elle a adopté très rapidement l’acrylique pour son séchage rapide plus approprié au travail de l’abstraction vers laquelle elle s’est dirigée après avoir peint trois ou quatre toiles plus figuratives. L’abstraction lyrique s’est imposée à elle pour le geste, les envolées, l’expression de l’inconscient qui vient se projeter sur la toile. Elle recherche également ce qu’il y a derrière les apparences par la surimpression des couleurs. Elle peint à plat sans jamais préparer ses couleurs qui sont projetées et mélangées sur la toile. Elle va vers l’inconnu. Elle ignore ce qu’elle va peindre. Elle laisse la main, l’imaginaire, l'inconscient, l’existence et les ressentis parler librement. Peindre est pour elle pure énergie, mouvements de la vie dans tous les sens. Des formes apparaissent, qui, parfois, peuvent renvoyer à une réalité : un visage, une forme animalière, un semblant de paysage… Mouvement, ombre et lumière sont les trois principes qui dirigent sa recherche. Brosses, couteaux, outils de chantier, végétaux … sont ses outils de travail. La créatrice peint avec peu de couleurs et peu de moyens.

Percée maritime

Paul MAULPOIX

Sculpture

Paul MAULPOIX est né à Verdun en 1946 et vit dans les Ardennes.

C’est au début des années 1990, après avoir quitté son travail, que Paul MAULPOIX trouve davantage de temps pour s’adonner à sa passion qu’est la sculpture en travaillant la terre, la pierre, le plâtre et le bronze. Il enseigne également le modelage à l’école Blot à Reims jusqu’en 2004.

L’émotion est son guide dans chacune de ses créations qui se veulent tournées vers la représentation de la souffrance et la réflexion que celle-ci implique… « Son travail est orienté vers une recherche que l’on peut qualifier d’humaniste, dans laquelle la souffrance de l’être humain, physique ou morale, joue un rôle central » écrit Patrice de LA PERRIÈRE dans le magazine Univers des Arts.

Paul prépare ses moules en plâtre et coule ses bronzes dans sa fonderie.

Avec ses bronzes, nous reconnaîtrons l’influence de Giacometti. Les sculptures s’étirent à travers des formes longilignes et une texture heurtée avec creux, bosses, reliefs. Les bronzes sont tournés vers la représentation de la souffrance et la fatigue animales et humaines. Bêtes et Êtres humains crient parfois leur douleur morale. Difformes, aux membres trop lourds et trop longs, les représentations traduisent l’expression des ressentis de leur créateur face à la vie, l’injustice, le temps qui passe … L’expressivité est parfois à son comble.

Absence 1

Du samedi 18 juillet au vendredi 24 juillet

Cyril DESSIRIER

Peinture

« Amoureux de la baie, je peins sur le motif dans un geste libre des aquarelles de la mer, de la nature ; de la pointe du Grouin à Chausey en passant par Granville. Je veux transmettre l’émotion que je ressens à regarder ces paysages et partager la poésie de cette lumière normande toujours changeante. »

Felipe FÉRRÉ

Graphisme

Felipe Férré qui a sillonné tous les continents avec sa chambre photo à soufflet quitte petit à petit la photographie. Il retrouve une seconde passion savoir s’emparer de l’encre de chine. Il crée des œuvres d’inspiration surréaliste et Op Art. La Fnac expose avec succès ses anamorphoses et sa série « Phantasmes ». Il poursuit avec un travail intitulé « Graphismes », un travail d’optical art, et depuis 2010 sa série « Chevaliers de l’absurde » série de personnages en noir rouge et blanc. Ses chevaliers sont des défenseurs pacifiques de la nature. Enfin il crée son « Arboretum imaginaire » pour lequel Fernando Arrabal un des derniers monstres sacrés du surréalisme, lui a écrit un poème. La recherche comprend un catalogue de 90 pages intitulé l’« Arboretum imaginaire » sous-titre « Arbres princes de la nature ». Les créations sont accompagnées de 25 poèmes des grands poètes de l’histoire de la littérature française.

Chevalier n°3 Télémaque

Alain JAROCINSKI

Photographie

Né à St Martin des Champs, artiste en quête d’explorations incessantes, photographe autodidacte au départ, membre et président de clubs photos ayant étudié sociologie et lettres à Rennes.

« Un besoin permanent d’exprimer ses émotions révèle chez Alain Jarocinski les angoisses, les tourments mais aussi les espoirs d’une époque qui s’interroge. A travers ses recherches, il interroge le territoire, il questionne l’homme. Explorateur toujours en quête de sa liberté, Alain Jarocinski cherche en permanence un apaisement dans la contemplation des êtres et des choses qui lui paraissent beaux. » A Barret.

1993 à 2017 recruté par une agence photographique exigeante composée d’un staff de 12 personnes. Fondée par un architecte et deux professeurs en photographie de l’ENSAD (Arts Déco), l’agence est un centre de ressource de centaines de milliers de photos d’art et d’architecture, sans cesse renouvelées, pour la presse professionnelle et les revues. « … Alain Jarocinski trouve dans les figures imposées par l’agence une source d’inspirations inépuisables grâce à la diversité des sujets qu’il photographie. Ses recherches confirment sa capacité à saisir l’instant qui fait sens. Elles révèlent un street photographer sensible, parmi les meilleurs. Il se nourrit de ces expériences pour créer des photographies en noir et blanc et en couleur où il interroge la condition humaine dans les paysages naturels et urbains ». A Barret

Osmose

Béatrice CHAUVET

Sculpture

« Je suis artiste peintre et sculptrice. Je modèle l’argile dans des souches ou sur des racines d’arbres. Quand je trouve un morceau de bois, je sais tout de suite ce que je vais faire dedans pour rehausser le caractère remarquable de sa forme.

Je mets en scène mon imaginaire à travers différents supports. J’écris une narration entre deux mondes, visible et invisible en leur donnant une dimension poétique. Mes œuvres sont un dialogue entre la matière brute et l’âme qui l’habite, une invitation à percevoir au-delà du tangible.»

L'esprit de la forêt

Du samedi 25 juillet au vendredi 31 juillet

Dominique BONNEAU

Peinture

« Autodidacte, j’ai participé à de nombreux ateliers d’artistes. « Ce que réalise la main répond à ce que lui dicte le cœur ». Cet ancien proverbe chinois correspond à la façon dont je crée mes toiles. Je choisis au « coup de cœur » une photo, puis je laisse mes mains la traduire en peinture.

Je suis beaucoup inspirée par les univers aquatique et maritime. J’utilise actuellement la technique de l’huile sur acrylique. Je fais partie, depuis janvier 2024, de l’association des artistes Granvillais. »

Les cabines de Douville sur mer 9

Ginette PERIER

Pastel

« J’ai toujours été attirée par la peinture. Depuis environ 15 ans, je m’essaye à différentes techniques. Je suis allée pendant quelques temps chez Laura Szabo qui m’a fait découvrir le pastel. J’aime peindre les natures mortes, les animaux ainsi que les paysages de façon figurative. »

Les citrons

Thierry LORENTZ

Photographie

« La photographie de nuit est une écriture a minima, une esquisse. Avec quelques brins de lumière, elle tisse un vêtement ample et enveloppant, dévoilant une réalité à laquelle nos yeux ne sont pas habitués. Elle révèle quelque chose de l’ordre de l’intime, dévoile une pudeur cachée. La lumière de nuit caresse les corps, enveloppe les objets d’un halo discret, murmure et chuchote, s’immisce, se dérobe, filtre, frise, lèche, chatouille, chantonne parfois.

Je vois toujours comme une source de plaisir et de terreur ineffables le vaste horizon qui relie le ciel à la mer. Ici le regard se porte vers un lointain si proche que la main semble pouvoir toucher, et un espace si vaste que seule l’imagination peut parcourir.

Un pas vers l’horizon et déjà le froid s’immisce dans nos bottes, un pas encore et nos cuisses s’éveillent à la joie, déjà le nombril se souvient de la rupture, la poitrine des premières caresses, les épaules du poids de la terre, le cou du joug en quête de liberté, alors la chevelure s’étale comme une douce parure, alors les yeux retrouvent leurs premières larmes, alors résonne le cri primal de la renaissance, les membres s’agitent en un mouvement coordonné, le corps entier ondoie, serpente vers sa destinée. »

Diptyque Marin

Patrick LEFEVRE

Sculpture

Je sculpte des personnages en terre aux formes volontairement rondes et pleines, que j’inscris dans des gestes inspirés d’activités physiques.

A travers ces corps en mouvement, j’explore la vitalité, l’élan, la tension contenue dans un geste suspendu. La rondeur est au cœur de mon travail. Elle symbolise pour moi la douceur, l’humanité mais aussi la puissance ancrée dans le corps. En simplifiant les formes je cherche à aller à l’essentiel : le souffle d’un mouvement, l’énergie d’une posture, la vibration d’un instant.

Depuis quelque temps, j’intègre également le fer à ma pratique. Certaines sculptures associent la terre et le fer, créant un dialogue entre la matière organique et la structure métallique. D’autres pièces sont entièrement réalisées en fer ; me permettant d’explorer différemment les lignes, les tensions et les équilibres.

Quel que soit le matériau, le mouvement reste central : il circule, se prolonge, se suggère dans les pleins comme dans les vides.

La couleur joue également un rôle fondamental dans mon travail. Vives, franches, parfois inattendues, elles viennent souligner le dynamisme du geste et donner une dimension joyeuse, presque ludique à la matière. La couleur prolonge le mouvement, elle le rend visible et vivant. Travailler la terre comme le fer est pour moi une expérience physique, intuitive. Ce sont des matières qui gardent la mémoire du geste.

Chaque personnage naît dans un équilibre entre spontanéité et construction, entre expression personnelle et formes ouvertes à l’interprétation.

Élan de fer

Semaine du 1er août au 7 août

Estelle ÈLLÈOUËT

Marqueterie

Formée dans un premier temps aux métiers du bois, Estelle ÉLLÉOUËT s’empare de la marqueterie comme médium d’expression pour en faire son art.

Elle associe bois naturel et bois teinté pour moderniser la marqueterie.

Son travail explore, entre autres, le dialogue entre architecture et émotion, en particulier la manière dont certains lieux façonnent notre mémoire intime et collective.

Claude REBOUL

Peinture

"Travail sur toile essentiellement, en techniques mixtes : acrylique, aquarelles, pastel, gouache, encres, pigments, crayon … Mes créations sont semi-abstraites, imaginaires, oniriques, et laissent volontairement la part belle à l’œil du visiteur qui peut s’y plonger et y découvrir ses propres rêves et chimères."

Lagon

Guy SOUBIGOU

Photographie

« Initialement formé à la photographie, j’ai travaillé à Rennes en me spécialisant sur la photographie de spectacles. Puis je me suis formé à la technique du cinéma et de la vidéo, et j’ai travaillé à Paris en tant que chef-opérateur, puis réalisateur de films documentaires. Je renoue depuis quelques années avec l’image fixe en fréquentant la baie du Mont Saint Michel où je réside partiellement depuis 27 ans maintenant. Les images que je souhaite exposer abordent la baie sous un angle singulier puisqu’il s’agit de la regarder sous la lumière d’un soleil nocturne. Ce paradoxe interroge sur l’évidence de l’alternance jour/nuit, de la perception du monde que nous connaissons. Et s’il en était autrement ? De l’obscurité surgit la brillance des reflets et les matières se révèlent suivant leur capacité à réfléchir les rayons, en formant des motifs graphiques enchanteurs et mystérieux. Il s’agit d’une série bien avancée sur laquelle je continue de travailler pour l’enrichir continuellement. »

Soleil nuit

Souleymane TRAORE

Sculpture

« Issu d’une famille de forgerons sculpteurs, je crée des statuettes depuis 1987 en utilisant la technique ancestrale du bronze. Plusieurs expositions à travers la France. »


Semaine du 8 août au 14 août

Marc GODEFROY

Photographie

« J’ai fait mes premiers pas en photographie à 15 ans, au sein du laboratoire de la MJC d’Ezanville. J’y ai acquis mes premières bases techniques en pratiquant le noir et blanc : développement des films et tirages en chambre noire. Cette période d’apprentissage a duré près de treize ans.

Après quelques années en pose longue, je me suis lancé dans la photographie numérique en 2005. Depuis 2016, j’ai rejoint le club photo de Saint-Malo, la SPASM (Société Photographique et Audiovisuelle de Saint-Malo). Il est essentiel pour progresser de rencontrer et d’échanger avec des photographes aguerris.

La photographie accompagne chaque jour mes explorations, avec des prises de vue en pleine nature dès que l’occasion se présente. La région est un véritable terrain de jeu visuel. Au fil du temps, j’ai affiné ma pratique autour de plusieurs domaines : le reportage, la photo du quotidien, l’événementiel, l’architecture et la street photography. Photographier, c’est capturer l’instant qui nous entoure.

La photographie reste ma passion, et l’envie de progresser et de partager mes clichés n’a jamais été aussi vive ! »

Sous l'impulsion de la tempête Ciaran

Valérie TENEZE

Peinture, techniques mixtes

« Je suis diplômée des Beaux-Arts de Paris.

Je peins sur bois ou papier, en techniques mixtes avec des pigments, sable, collages, encre, fusain, pastels. J’utilise des formats allant des miniatures aux grands formats en alliant l’abstraction et la figuration avec une recherche d’onirisme et de poésie.”

Laurent ZUNINO

Peinture

Diplômé des Beaux-Arts de Paris, il pratique différentes techniques : huiles sur bois, toiles, pastels, fusains, lavis.

« Cet artiste possède un don rare. La grâce pose son empreinte sur ses tableaux les plus mélancoliques comme les plus désespérés. Son monde nocturne et lunaire dans lequel transparaissent des visages délicats aux traits enfantins ou le corps des femmes aux lignes sensuelles sont toujours poétiques. La peinture laisse apparaître un grand bonheur avec un dualisme profond entre abstrait et figuré, jour et nuit, lumière et ténèbres… » Marc HERISSE La gazette Drouot.

Instant

Rachel LAUNAY

Sculpture

L’univers artistique de Rachel s’enracine dans une relation intime, presque silencieuse, avec la matière. Le grès s’est imposé comme une évidence : une terre dense, minérale, archaïque, qui semble contenir en elle la mémoire du monde et la lenteur du temps. Travailler cette matière, c’est entrer dans un dialogue patient où l’écoute précède le geste. La forme ne naît pas d’une idée à illustrer, mais d’une présence à révéler. Au fil du modelage, la main explore, creuse, enveloppe, jusqu’à ce qu’émerge une figure qui semblait déjà sommeiller dans la masse. Rachel Launay ne cherche pas à représenter : elle laisse advenir.


Semaine du 15 août au 23 août

Alexandre BREUIL

Peinture

En dessinant des arbres, Alexandre décrit des relations humaines, sans jugement et avec bienveillance. Parfois, il fait des portraits ; parfois, c’est le lien entre les êtres qui vient. Ses arbres racontent des femmes et des hommes à un instant de leur vie.

Il compose ses dessins en portant une attention particulière aux blancs, ces vides qui racontent autant que les pleins, sans s’opposer. Ils ne font qu’un. Ils évoquent l’esthétique asiatique en occident, que l’on retrouve dans le sumi-e ou les estampes.

La pratique de la calligraphie japonaise (Shodo) installe le souffle vital du geste dans ses dessins. Gestes répétés des milliers de fois dans l’exécution des motifs qui composent ses œuvres. Gestes répétés des milliers de fois qui le mènent à la quiétude, à l’ouverture.

Des lavis, des tracés de pinceaux, ou la couleur lui permet de contextualiser ses arbres tout comme le cutter avec lequel il modèle le papier.

Il vit et travaille entre le nord du Cantal où il a co-fondé l’atelier-galerie éphémère Du vent dans les branches et où il a intégré le collectif de La Fabrik à Aurillac, et la région parisienne.

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Véronique FAGARD

Peinture

« Mon travail fait généralement appel à beaucoup d’improvisation : au départ soit je trace une trame qui me guidera, soit c'est la technique qui m'inspire (par ex le monotype que je pratique souvent). Par ailleurs j’utilise : crayons noirs ou couleur, encre, acrylique, pastels, et plus rarement l'aquarelle. Je réalise aussi des créations numérisées, à partir de photos et de dessins personnels scannés. Fin des années 70, j'ai suivi à Paris un enseignement artistique pendant 3 ans. Mon grand-père, lui-même peintre et maître verrier, a fortement influencé et nourri ma créativité depuis l'enfance, puis soutenu mes études d'art. »

Laurence SIMON

Peinture

Oubliez les sujets flamboyants. Chez Laurence Simon, ce sont les ruines, les sacs oubliés, les drapés fatigués d'échafaudages ou les meules de foin qui occupent le devant de la scène. Une peinture du silence, patiente et charnelle, qui sublime les traces laissées par l'homme sans jamais le montrer. « J’ai dit que je voulais être peintre à cinq ans. » Ce simple aveu d'enfance dit tout du parcours de Laurence Simon, peintre à contre-courant, discrète et déterminée. Issue d'une lignée d'artistes remontant au XVIIe siècle, nourrie par les Beaux-Arts, par Rome, l'ex-Yougoslavie, Paris, la Normandie ou encore récemment le Mexique, son œuvre se construit avec une langueur une profondeur rares. Ce n'est pas une peinture spectaculaire. C'est une peinture du regard. Du détail. Du résidu. Elle se décline de façon sérielle sur de grands formats. Du sac en toile noué comme une Madone moderne, du blockhaus oublié sur une falaise normande, d'un drapé flottant sur un échafaudage, ou même d'une file de poubelles devenue barricade au détour d'une guerre.

Vagues

Christian SUBTIL

Photographie

« Lorsque j’ai eu 10 ans j’ai reçu en cadeau une petite boite noire en plastique : un Instamatic 50 Kodak, mon premier appareil photo. Ce fut une révélation et un immense plaisir. Depuis, ce bonheur ne m’a jamais quitté et il continue de m’animer.

Pour cette expo j’ai choisi de vous montrer mon travail du noir & blanc photographique, non par nostalgie des temps anciens ou aversion de la couleur, mais bien parce que cet art, en plus d’être élégant, est une gageure : donner de l’émotion avec pour seule palette des noirs soyeux et profonds, des camaïeux de gris perlés et des blancs éclatants. Aurai-je réussi le pari de vous émouvoir…un peu ? »

Épave

Christophe GRENET

Sculpture

"Mon travail et mes recherches sont axés sur l’Énergie et les Forces qui nous envahissent et qui se situent entre l’Esprit et le Sacré. Je me sers du corps comme support et transmetteur de messages : une attitude, une expression sont souvent une combinaison révélatrice d’une recherche et d’un espoir permanent…

Une attitude peut être suggestive par certains aspects parfois dérangeant ou problématiques… Je propose, je suggère, j’ironise, parfois même j’impose et je revendique par l’échelle de mes créations…

Le monumental et l’amplitude des pièces influent évidemment sur la façon de regarder et d’interpréter l’œuvre.

Un rapport de force s’installe : séduction, intimidation ou domination…

J’utilise différents matériaux comme le bois, le métal, le cuivre, le béton; j’aime les mélanger ou les mettre en opposition. De cette opposition entre moi et la matière naît des combinaisons et une chimie qui me procure ainsi du plaisir et me nourrit d’Énergie …"

Naiss'Ange

PROCHAINEMENT à l’espace auriac

Exposition d'été

4 artistes par semaine

du 4 juillet 2026 au 23 août 2026

Ouvert tous les jours de 14 h 30 à 19 h

Vernissage en musique tous les dimanches de 11 h à 13 h